Fin du diesel : les Franciliens n’auront pas l’aide de la Région

 

Pour le groupe Ensemble, l’Ile-de-France, le reliquat de 22 millions d’euros disponible dans les caisses de la Région aurait pu permettre de soutenir les Franciliens dans l’achat d’un véhicule plus propre à moindre coût. Cela ne sera malheureusement pas le cas.

Au nom du groupe Ensemble, l’Ile-de-France, je suis intervenu lors du débat sur le budget supplémentaire pour porter une initiative de lutte contre la pollution.

Deux mécanismes ont ainsi été proposés à la Présidente de Région pour faciliter le renouvellement du parc automobile des Franciliens : tout d’abord, le doublement de 2 à 4 millions d’euros de l’enveloppe  budgétaire consacrée à la conversion des véhicules utilitaires pour les artisans et les PME, mais aussi la création d’une aide directe aux particuliers pour remplacer leur véhicule le plus polluant.

Hélas, ces dispositifs ont été refusés sans ménagement.

Ce fonds exceptionnel d’aide à la conversion des voitures diesel aurait pu être doté de 20 millions d’euros dès 2018. Il appartenait simplement à l’Exécutif régional d’en préciser les modalités d’accès pour les particuliers dans le cadre de son plan « changeons d’air ».

Alors que la lutte contre la pollution constitue un enjeu majeur pour l’Ile-de-France, alors que la circulation des véhicules diesel les plus polluants va être progressivement interdite dans le cœur de l’agglomération, Valérie Pécresse manque le coche de la transition écologique et refuse d’accompagner les Franciliens qui n’ont pas les moyens de changer de véhicule.

Je regrette profondément ce choix et appelle de nouveau Valérie Pécresse à faire de la lutte contre la pollution une priorité régionale, en accompagnant les Franciliens dans leur mise en conformité avec la vignette Crit’Air.