Le temps de la maturité pour la démocratie locale

Le temps de la maturité pour la démocratie locale

A l’invitation d’Eric Algrain et de Rémi Féraud, j’ai pu participer à la nouvelle édition des Assises de la démocratie locale du 10ème arrondissement de Paris. Un temps de débat et d’écoute entre acteurs de la démocratie locale.

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Quelles nouvelles forme de gouvernance citoyenne ? Quels outils numériques mettre au service de la démocratie ? Quelles politiques associatives pour demain ? Comment sensibiliser les « absents » de la participation ? Ce sont autour de ces différents sujets que se sont confrontés élus, acteurs associatifs, membres de conseils de quartier et habitants lors de la cinquième édition des Assises de la démocratie locale organisées par Eric Algrain, adjoint au maire du 10ème arrondissement de Paris.

Ces assises ont été l’occasion de revenir sur les chantiers qui ont été engagés ces dernières années, dans le deuxième arrondissement de Paris, en faveur de la démocratie locale : la mise en place de comités d’usagers et de conseils de parents dans les crèches, la plus grande association des Conseils de quartier à l’élaboration de la décision locale, l’instauration d’une procédure de budget participatif ou bien encore l’instauration d’un droit d’interpellation locale.

Mais au-delà, nous avons pu échanger sur l’état de la « démocratie locale » dans la vie de la cité. Elément identitaire de la campagne de DELANOE en 2001, le développement de la citoyenneté et de la démocratie participative est arrivé à un point de maturité dans la capitale. L’ensemble de nos quartiers sont désormais irrigués par les espaces de citoyenneté : Maisons des associations, conseils de parents ou bien encore conseils de quartiers. Toutes ces structures constituent le poumon démocratique de Paris. Elles sont reconnues et utilisées par les Parisiens.

Ces succès sont encourageants pour ceux qui se battent pour une plus grande participation des citoyens à la vie locale. Mais ils doivent aussi nous interroger sur les moyens de rendre les outils de démocratie locale plus perfectibles. En effet, il est toujours difficile d’ouvrir ces espaces de démocratie aux citoyens les moins intégrés dans la vie sociale. Les « absents » de la participation restent nombreux, quel que soit les modalités d’accès qui sont retenues. Au-delà, nous savons que les relations entre les acteurs de la démocratie locale et les pouvoirs publics doivent être régulièrement questionnés pour maintenir une « juste » distance respectueuse de l’autonomie de chacun.